Concentrer la réflexion et l'action au niveau local et individuel est une voie à explorer. Avec pour objectif de mieux intégrer la créativité des acteurs dans la vie collective. Sur cette voie, Meudon devrait être très avancée, aidée en cela par l'équilibre et la diversité de son cadre naturel, de sa composition sociologique, de sa vie locale.
Or Meudon semble davantage, aujourd'hui, sur le chemin de la dispersion que de la cohésion.
Incapacité de construire avec les acteurs économiques un développement qui renforce son identité, comme le montrent l'affaire du parking d'Axalto (alors même que cette société a su démontrer, ailleurs qu'à Meudon, son souci de l'environnement), les projets immobiliers sur la Colline Rodin (totalement inadaptés au site), le nouvel urbanisme de l'entrée nord de la ville (calqué sans discernement sur celui d'Issy, supposé "miraculeux").
Incapacité également à inscrire l'avenir de la ville dans les orientations de développement durable les plus prometteuses ("promenade bleue", "parcours des coteaux"), impulsées par les collectivités dont elle fait pourtant partie : syndicats intercommunaux, département, région ?
Incapacité, somme toute, à mettre en cohérence un discours politique rassembleur, excipant d'un bon sens et d'une modération très "centriste", avec des réflexes politiciens racoleurs, beaucoup plus "droitiers" : par peur des clochards, on retire les bancs publics (square de l'église Saint-Martin), par peur de la "racaille", on éloigne le tramway (Meudon-la-Forêt), par peur du débat, on recouvre les affiches des associations?